La haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) défend sa méthode d’identification par des adresses IP en cas de téléchargement illégal. Pour la haute autorité française cette manière d’identification est fiable.
Mais que répondre si le gouvernement français est lui-même accusé de téléchargement illégal ? En effet, le blog anti Hadopi « Nikopik.com », et dans un article rédigé par Nicolas Perrier, a déclaré que sur les 65.025 adresses IP officiellement attribuées au ministère de la culture, plus de 250 ont été repérées comme faisant transiter du contenu illégal durant les deux derniers mois. Ce qui fait que l’Elysée et le ministère de la culture, ne respectent pas la loi Hadopi, ils téléchargent illégalement en utilisant les adresses IP accordées au Palais présidentiel et à la rue de Valois.
Juste après la publication de cet article, l’Elysée et le ministère de la Culture dénoncent cette accusation .Surtout après la déclaration de Nicolas Perrier qui avoue que la dénonciation de cette nouvelle ne peut être expliquée, que si on avance deux probabilités : Soit les téléchargements illégaux ont été vraiment effectués, soit l’utilisation des adresses IP pour identifier les téléchargements illégaux n’est pas fiable. C’est cette dernière probabilité, que l’Hadopi défend sévèrement, puisqu’elle représente le principe même de la loi. En effet, TMG le prestataire chargé de repérer les pirates pour le compte des ayants droits, s’appuie sur les adresses IP pour identifier ces pirateurs, les adresses sont en suite envoyées à l’Hadopi qui envoie des avertissements aux internautes.
Pour l’Hadopi, son cas est incomparable avec les autres cas, elle explique que MTG travaille avec une méthode plus perfectionnée, elle initie des téléchargements pour vérifier que l’adresse IP qu’il reçoit en réponse à une requête, partage effectivement le fichier recherché.